Nous y étions : Werther à l’Opéra Bastille avec Elīna Garanča et Piotr Beczała

© CCO – Public Domain

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Retour à la programmation de l’Opéra national de Paris avec Werther hier soir à Bastille avec Stéphane Degout, Elīna Garanča et Piotr Beczała dans le rôle du malheureux Werther avec une mise en scène du réalisateur Benoît Jacquot à qui l’on doit notamment les films Les adieux à la reine, Journal d’une femme de chambre ou encore Trois cœurs.

L’opéra de Jules Massenet et directement inspiré du roman de Goethe, Les souffrances du jeune Werther, qui raconte la passion dévorante de Werther pour la belle Charlotte, mariée, et qui résistera à l’appel de cet amour impossible. Comme solution à son malheur, Werther choisit la mort.

Ce qui est intéressant dans cette histoire c’est la passion du héros, complètement consumé par l’amour qu’il porte à Charlotte. Jules Massenet, compositeur français, compose cet œuvre en 1886 (création à Vienne en 1892) soit près d’un siècle après le roman de Goethe.

Elīna Garanča dans le rôle de Charlotte, est une mezzo-soprano d’origine lettone, sublime, à la puissance vocale impressionnante et qui nous a offert des interprétations de Carmen et de Jane Seymour (avec Anna Netrebko dans Anna Bolena) absolument mémorables. Avec elle, le ténor Piotr Beczała un habitué des grands rôles du répertoire, mais aussi le baryton français Stéphane Degout, régulièrement présent dans la programmation de l’Opéra de Paris, ancien membre de l’Opéra de Lyon et de l’Académie du Festival d’Aix-en-Provence. Enfin à la baguette, un chef spécialiste du répertoire lyrique, Giacomo Sagripanti, dans la fosse avec les musiciens de l’Opéra national de Paris en remplacement de Michel Plasson.

  • Compte-rendu ?

On apprécie dans la mise en scène du premier tableau cette petite fontaine murale qui diffuse le bruit léger d’un filet d’eau qui s’écoule et qui donne à la scène des allures bucoliques. Par contre si la direction de Giacomo Sagripanti est très lyrique elle est aussi très conventionnelle et l’on déplore un mauvais équilibre entre l’orchestre et les voix. Quant à ses dernières, rien de très particulier à dire à la fin de la première partie. Mais l’ensemble est assez mou. On attend beaucoup de la suite! 

Malheureusement la seconde partie confirme notre impression. Nous ne sommes pas convaincus par Elīna Garanča (Charlotte) ni pas Piotr Beczała (Werther). Stéphane Degout (Albert) et Elena Tsallagova (Sophie) sont plus habités par leur rôle respectif. Quant à la mise en scène elle est plutôt figée. Bref, toujours un rendu global sans véritable relief. 

Force est de constater qu’ Elīna Garanča dans la troisième partie déploie plus sa puissance et son talent et qu’Elena Tsallagova est une Sophie qui nous plaît de plus en plus. Par contre Piotr Beczała ne nous séduit toujours pas, peu convaincant dans les habits du passionné Werther qui, pour l’anecdote, se lève, fier et prend Charlotte dans ses bras dans la scène finale alors qu’il vient de se tirer une balle dans la poitrine… Le célèbre air « Toute mon âme est là » est un peu fragile à nos yeux. L’orchestre est toujours en déséquilibre avec les chanteurs et la mise en scène reste froide.

La soirée ne nous a pas plu vous l’aurez compris.

À l’Opéra national de Paris jusqu’au 4 février.

Et la semaine dernière ? Que sommes-nous allés voir ?

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