Concert : au Théâtre des Champs-Élysées avec le Philharmonia Orchestra, Esa-Pekka Salonen et Arabella Steinbacher

© Benjamin Thompson – Flickr

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Nous nous sommes rendus à nouveau avenue Montaigne hier soir dans le prestigieux cadre du Théâtre des Champs-Élysées pour un concert du Philharmonia Orchestra avec à sa tête Esa-Pekka Salonen et la soliste Arabella Steinbacher au violon.

Au programme, dans l’ordre chronologique de création, la Symphonie n°2 de Beethoven, créée en 1803 à Vienne, sous la direction du compositeur lui-même dont la surdité venait tout juste de se déclarer. Œuvre peu jouée de Beethoven et dédiée à son mécène le prince Lichnowsky. Toujours de Beethoven le concert s’ouvre avec l’ouverture symphonique Zur Namensfeier (traduction : « Jour de fête ») en l’honneur de l’empereur François Ier et créée le jour de Noël 1815. Enfin, le Concerto pour violon en ré Majeur de Brahms créé sous la direction du compositeur pour le concert du nouvel an de 1879 termine le contenu du programme de la soirée. Très lié au Concerto pour violon de Beethoven, lui-aussi en ré Majeur, la pièce de Brahms, remaniée plusieurs fois, et une page difficile pour le soliste qui doit faire preuve d’une grande virtuosité.

Et c’est la jeune et séduisante violoniste allemande Arabella Steinbacher qui s’attaque à l’œuvre de Brahms. Déjà connue pour ses interprétations des concertos de Beethoven et Katchatourian, Arabella Steinbacher clôture ainsi son année 2015 après une très riche période qui l’a amené à se produire dans le monde entier. À la direction, le très célèbre Esa-Pakka Salonen, compositeur et chef finlandais et grand habitué des scènes parisiennes, également en ce moment dans la fosse du Palais Garnier. Il est à la tête du Philharmonia Orchestra, formation londonienne dont il est le chef principal et le conseiller artistique. Le Philharmonia Orchestra est l’un des plus prestigieux orchestres britanniques et compte à son actif une très riche discographie.

Sur le papier, quasiment une soirée de gala pour la saison symphonique parisienne !

Compte-rendu :

Un début de soirée avec l’ouverture symphonique de Beethoven, pièce courte, sans particularité, mais qui nous permet de nous mettre dans l’ambiance. La direction est souple, avec des mouvements amples, Esa-Pekka Salonen, impliqué, se penche et indique quasiment les mouvements d’archet aux violoncellistes.

Dans le concerto de Brahms, Arabella Steinbacher manque d’un soupçon de sensibilité. Son rendu est un peu lisse. La soliste, très appliquée, est trop concentrée sur la technique même dans son rappel, plutôt réussi, où l’on sent pourtant qu’elle prend plus de plaisir. L’orchestre est pertinent et percutant emporté par son emblématique chef.

Mais c’est avec la Symphonie n°2 de Beethoven qu’il se dévoile complètement. Esa-Pekka Salonen se déplace sur son pupitre avec de grandes enjambées, il s’emporte et s’investit. Le chef presque rock’n roll, donne à l’œuvre un véritable souffle et on sort de la salle transporté par son formidable sens du rythme.


Même peu convaincus par Arabella Steinbacher, nous avons passé encore une fois au Théâtre des Champs-Elysées, une très bonne soirée de par le programme prestigieux servi par le Philharmonia Orchestra et Esa-Pekka Salonen qui nous ont offerts une soirée symphonique de grande qualité.

Notre dernier concert au Théâtre des Champs-Élysées c’était aussi du violon, souvenez-vous.

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