Concert : l’Orchestre Colonne, Laurent Petitgirard et Juliana Steinbach à la Salle Pleyel

© kenobi75 - Wikimedia

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Nouvelle soirée Salle Pleyel, nouveau concert de l’Orchestre Colonne. On ne se lasse pas!

L’Orchestre Colonne, souvenez-vous, c’est un orchestre parisien, créé au XIXème siècle par le violoniste et chef d’orchestre Edouard Colonne. Hier soir, pour le diriger, son propre directeur musical Laurent Petitgirard, chef d’orchestre français. Au piano Juliana Steinbach, jeune pianiste d’origine brésilienne avec une formation impressionnante puisqu’elle est passée par les conservatoires de Lyon et Paris ainsi que par la Juilliard School de New York, entre autres.

Au programme, pour démarrer, une curiosité avec une œuvre contemporaine, et même très contemporaine puisqu’elle a été créée en 2006 avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France. Il s’agit de Mémoire du vent de Florent Motsch, jeune compositeur français diplômé de musicologie et couvert de prix. Ensuite, la pièce maîtresse du programme à nos yeux avec le concerto pour piano et orchestre de Robert Schumann. Il s’agit d’une œuvre puissante, seul concerto pour piano de Robert Schumann, créée par son épouse Clara en 1846. Après l’entracte on termine avec le concerto pour orchestre de Bartók. Il s’agit d’une de ses dernières compositions alors que Béla Bartók, malade ne peut plus monter sur scène. Emigré aux Etats-Unis afin de fuir le nazisme, il succombera un an après la création de son concerto. Il s’agit d’une œuvre en cinq mouvements avec de nombreuses influences de musiques traditionnelles.

Et le rendu ?

Déjà, pour ne rien vous cacher, nous avons du partir à l’entracte. Nous ne pourrons donc vous parler que de la première partie du concert.

On commence donc par la pièce de Florent Motsch, Mémoire du vent. Musique très imagée, véritable souffle musical. Une direction aux allures d’apprenti sorcier de Fantasia (il s’agit d’un compliment!). Le chef donne vie à l’oeuvre, gesticule, s’investit corporellement. Partition intéressante, concept accessible. Un mot nous vient rapidement à l’esprit pour résumer Mémoire du vent : élégant.

Après le salut du jeune et talentueux compositeur, place au piano et à Schumann avec le concerto pour piano et orchestre. L’attaque est un peu faible. La jeune soliste Juliana Steinbach est raide. Ce premier mouvement est plutôt fade et même si l’orchestre arrive parfois à prendre de légères teintes beethovéniennes. La reprise du thème principal est plus réussie mais le tout manque de profondeur. La suite nous confirme notre impression. La dialogue piano/orchestre est manqué. La soliste faute à plusieurs reprises. Ce n’est pas foncièrement mauvais mais cela n’a pas vraiment d’intérêt. On applaudit mollement, mais pas le public de la Salle Pleyel qui a semble-t-il plus apprécié que nous l’interprétation. En rappel la mort d’Orphée de Gluck. La pianiste manque la finesse des effets. 

Alors nous avons manqué le Bartók mais nous ne le regrettons qu’à moitié à vrai dire. La soirée a été plutôt transparente. Dommage. On gardera à l’esprit l’agréable découverte de Florent Motsch.

La dernière fois que nous avons entendu l’orchestre Colonne, Souvenez-vous. 

 

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