Le Bolchoï dans la tourmente

 © Gérard Janot

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A Montpellier, après des mois d’errances, voici qu’enfin, la direction de l’institution languedocienne a un nom et un nom féminin. Après le départ de René Koering, le passage plus que mouvementé de Jean-Paul Scarpitta, l’abandon de poste (avant de l’avoir occupé) d’Alain Surrans, c’est Valérie Chevalier-Delacour qui est donc officiellement annoncée comme la nouvelle patronne de l’opéra-orchestre national de Montpellier.

Mais les révolutions de palais montpelliéraines ne sont rien, rien du tout, face au Bolchoï.

Pour rappel, s’il en est besoin, le théâtre du Bolchoï est une structure moscovite mondialement connue et reconnue. Rachmaninov et Lazarev l’ont dirigé, le Lac des Cygnes y a été créé. Situé en plein cœur de Moscou, il s’agit d’un des plus grands temples dans la musique et surtout de la danse et du ballet.

Pourtant, actuellement le Bolchoï défraye la chronique pour tout autre chose que ses qualités chorégraphiques.

En janvier dernier, le directeur du ballet a été agressé par…un jet d’acide au visage. Il perd partiellement la vue. Le suspect est arrêté. Il s’agit d’un des danseurs de la troupe. Il n’aurait commandité qu’une simple agression physique mais l’agresseur aurait dépassé les consignes. Le déballage commence : aigreur de ne pas être directeur du ballet, refus du directeur de lui offrir des rôles-titres, de donner des rôles à la petite amie du même danseur… Le ballet se déchaîne ensuite dans son ensemble : pétition, accusation publique des choix de direction de la victime, soupçon de corruption…

Deux danseuses vont même plus loin : une danseuse américaine claque la porte du Bolchoï. Motif : elle aurait du verser une grosse somme d’argent pour devenir étoile. Une autre danseuse parle de prostitution au sein même de la troupe.

Il y a quelques jours, les trois coupables (le danseur, un chauffeur et l’agresseur) ont été condamné de 4 à 10 ans de camps.

Mais nouveau scandale ! Cette fois-ci c’est le chef d’orchestre et directeur d’orchestre qui démissionne la veille de la condamnation du danseur. Sans donner de motif et à quelques jours de la première de Don Carlo.

Affaire à suivre donc…

A Montpellier, souvenez-vous, on vous en a parlé. 

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