Disparition : Sir Colin Davis

©  Ottovonhabsburg.org - Flickr

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Il s’en est allé, le maestro n’est plus. Sir Colin Davis nous a quitté. Le monde de la musique perd l’un de ses plus grands serviteurs.

Un billet court pour rendre hommage à un grand chef, l’un de ceux qui méritent le titre de « maestro ».

Chef britannique, président du du London Symphony Orchestra, anobli en 1980, Sir Colin Davis est décédé hier à l’âge de 85 ans. Il avait déjà annulé toute une série de concerts il y a quelques semaines de cela.

Colin Davis faisait partie de cette vieille école, celle de l’académisme, de la rigueur et de la perfection. Face à lui une jeune soprano star ou un ténor de plateau de télévision n’étaient plus que des élèves face à leur maître. Ses interprétations notamment de Mozart sont des références indémodables. 

Louis a eu cette chance de voir le chef diriger un Requiem de Mozart dans une basilique, prémonitoire. Il n’y a même pas un an. Et déjà on avait l’impression d’assister à un dialogue entre les puissances célestes et celui qui a cherché toute sa vie à les atteindre à travers la musique. On ne pouvait pas tout saisir tant la dimension personnelle était là, tant la scène qui se déroulait devant nos yeux était intime. Celui qui avait du mal à marcher et à rester longtemps debout semblait habité d’une force surnaturelle, bestiale et puissante se levant d’un coup, le muscle tendu, le visage crispé comme un homme dans la lutte, pour, une dernière fois, tenter de toucher du doigt cet absolu rêvé par tous les grands artistes.

Sûr que Berlioz, Mozart et lui auront beaucoup de choses à se dire, le tout autour d’un verre de whisky Lagulin, breuvage préfèré du maestro.

Pleurons la disparition discrète d’un homme exceptionnel, passionné et calme, exigeant et inspiré dont la douceur n’avait d’égal que la précision avec lesquelles il dirigeait.

La musique a aussi récemment perdu un autre de ses serviteurs.

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