Parfum de scandale et grogne sociale : Bordeaux, Saint-Etienne et Montpellier

©  Tambako the Jaguar - Flickr

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La colère gronde dans les couloirs feutrés de quelques maisons d’opéras et d’orchestres.
Souvenez-vous, nous vous en parlions il y a des mois. L’opéra de Bordeaux a été secoué il y a un an environ par un scandale de détournement de fonds. Un membre du personnel aurait réussi à détourner de l’argent public grâce à un jeu d’écritures comptables. Vieux comme le monde…
A l’époque on parlait d’environ un million d’euros ce qui déjà défrayait la chronique. Après enquête, il s’avère qu’en fait, on se dirige plus vers un détournement de 2 à 2,5 millions d’euros.
Scandale pour une structure comme un opéra dont la majorité du budget provient des subventions publiques (commune, région, département…). Cette affaire risque de relancer le débat du statut des structures culturelles entre association loi 1901, EPCC, régie… Pourtant très contrôlés, les budgets des opéras et orchestres font parfois preuve d’une certaine opacité. A ce niveau de détournement, il faut tout de même reconnaître qu’il est surprenant qu’aucun contrôle n’est fini par révéler la fraude. A suivre et à lire dans Sud Ouest
A Saint-Etienne ce sont les membres du choeur qui ont déposé un préavis de grève la semaine dernière menaçant le bon déroulement de la première de La Traviata. Les choristes souhaitaient manifester leur inquiétude quant au nombre de productions nécessitant leur présence pour la saison. Le préavis a été levé une heure avant la représentation, les choristes se sont exprimés juste avant le lever de rideau. Ouf. Mais le message est passé.
Il s’avère que les inquiétudes du choeur sont la partie visible de l’iceberg. L’institution stéphanoise a connu quatre changements de direction en cinq ans, faisant donc preuve d’une certaine instabilité.
Dans ce climat, félicitons néanmoins la fin heureuse pour la représentation de La Traviata et à lire les commentaires sur différents sites, le choeur a été brillant!
Enfin, autre feuilleton après celui de Bordeaux, et autre grève potentielle après celle de Saint-Etienne, descendons encore plus dans le Sud, direction Montpellier. On ne tire pas sur une ambulance mais à ce niveau-là on est obligé d’en parler.
Un préavis de grève, notamment des musiciens de l’orchestre, menace les représentations du 23 (Montpellier) et 25 mars (Paris, Opéra Comique) du Roi d’Ys. La raison? La même que depuis un petit moment maintenant : la direction très controversée de Jean-Paul Scarpitta.
Déjà la fin du mois de février a vu fleurir des critiques acerbes quant aux dernières productions de l’orchestre : « catastrophique« , « naufrage« … Aujourd’hui, avec ce préavis de grève, dont le but affiché est de demander le départ de Jean-Paul Scarpitta, l’institution languedocienne s’enfonce encore un peu plus dans la crise. On entend même parler pour la saison prochaine de pire programmation dans l’histoire lyrique et musicale montpelliéraine. Ambiance.
Le chef Emmanuel Krivine, dont nous avons déjà loué les talents de direction ici-même, se serait prononcé demandant à Jean-Paul Scarpitta d’abandonner, « question d’honneur« . A voir comment l’histoire va se terminer, et qui parviendra à siffler la fin de la récréation…
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