Musique de la semaine : le concert du Nouvel An et la Marche de Radetsky de Strauss

© marcella bona - Flickr

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Le 1er janvier, Louis a une activité bien spécifique qu’il n’oublierait pour rien au monde. Malgré les excès de la veille, aux alentours de 11h, Louis allume sa télé et s’installe devant France 2 et la retransmission, en direct depuis la salle du Musikverein à Vienne, du traditionnel concert du nouvel an.

Et traditionnel c’est le mot ! Dans une salle décorée avec des fleurs envoyées par la ville de San Remo en Italie, avec un public dont la moyenne d’âge n’est pas loin d’atteindre le prix moyen d’une place pour ce concert (à trois chiffres), du froufrou, du maquillage, du smoking… Le concert du nouvel an prend des allures conservatrices et « légèrement » froides.

Et pourtant, quel plaisir le lendemain du réveillon, après une semaine de fêtes de fin d’année, de s’asseoir et d’écouter la musique de la famille Strauss, père, fils, frère. Parce que oui, tout ce protocole se rassemble autour de la musique viennoise des Strauss. Valses, polkas, marches… Parfois, un compositeur fait son entrée dans le répertoire très fermé de ce concert. On se souvient encore de l’arrivée de Mozart en 2006… Et cette année, pour démarrer les célébrations d’anniversaires de compositeurs, c’est Verdi et Wagner qui se sont glissés dans le programme.

A la fin du concert, trois bis sont joués. Une polka rapide, le beau Danude bleu, dont le démarrage est interrompu par le public puis les vœux des musiciens, et enfin la Marche de Radetzky. Au cours du morceau, le public bat la mesure et le chef se retourne pour diriger conjointement spectateurs et orchestre.

Père de la valse viennoise, Johann Strauss (père) est un violoniste de renom qui fonde son propre orchestre et dirige tout en jouant. Fils d’aubergiste, il ne compose que pour instruments, jamais pour voix. La Marche de Radetsky rend hommage à un maréchal autrichien. La maréchal Joseph Radetzky s’est illustré en réprimant les mouvements révolutionnaires de 1848 qui secouèrent toute l’Europe et l’empire austro-hongrois des Habsbourg. Aujourd’hui la marche qui porte son nom est synonyme de fête, de célébration, de bonne humeur et légèreté. Comme quoi.

Bonne année 2013 à tous, et le bilan de 2012 est à relire ici.

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