Musique de la semaine : la Symphonie n°3 de Brahms

© Zabowski - Flickr

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Musique de la semaine, tout en douceur. Louis se réveille doucement, il fait encore gris, les brouillards du week-end ne se sont pas totalement dissipés.

Qu’avons-nous choisi ? Un compositeur dont on a déjà parlé, un allemand, encore, du XIXème siècle, toujours, Johannes Brahms.

Né dans une famille modeste en Allemagne, il donne ses premiers concerts à l’adolescence dès l’âge de 13 ans. Prodige du piano, puis de la direction, il s’installe à Vienne et se consacre à la composition. Entre temps, il rencontre Liszt et Schumann. Si Brahms et Liszt ne s’entendent pas du tout, Schumann voit en Johannes un génie. Ils deviennent plus proches au point que Brahms accompagne Clara lors des dernières années de la vie de Schumann et son internement. Il en tombe forcément fou amoureux… Mais l’affection qu’ils portent tous les deux à Schumann leur interdit toute effusion et ils restent amis leur vie durant.

Brahms est très connu de son vivant et est parfois désigné comme le successeur de Beethoven notamment pour son souci de la mélodie et la recherche d’ampleur lyrique dans ses symphonies. Brahms n’en écrira par contre que quatre contre neuf pour Beethoven. La première symphonie de Brahms a été désignée par un critique de l’époque comme la dixième de Beethoven. Et pour l’anecdote, cette première symphonie a été publiée après des années de réflexion et alors que Brahms a déjà plus de 40 ans.

A la fois romantique et très traditionnel, Brahms aurait pu inventé l’expression « après moi le déluge ». Johannes Brahms se voit comme le dernier rempart avant les bouleversements musicaux qui pour lui, détruiront des siècles d’académisme et de travail acharné. Après Brahms voilà les Wagner, Debussy, Stravinski… qui bousculent les codes. Brahms n’aura de cesse de protéger le modèle plus classique et perfectionnera toutes ses partitions. Il aurait détruit tout ses brouillons pour que l’histoire ne garde que ce qu’il considérait comme abouti.

Il meurt d’un cancer (du foie ou du pancréas selon les biographies) en 1897 un an après sa chère et tendre Clara Schumann.

Nous avons sélectionné la troisième symphonie de Brahms, l’avant-dernière donc, et plus précisément le troisième mouvement, dont vous allez immédiatement reconnaître le thème. Écoutez les couleurs, le lyrisme de la musique. La mélodie est simple, entraînante, et précise.
Il existe de très nombreuses versions toutes plus cultes les unes que les autres : Furtwängler, Haitink, Abbado… Nous avons choisi la direction de Sir Colin Davis. La version date un peu, c’est à peine si l’on reconnaît le Maestro anglais. Sa direction nous plaît pour sa douceur, son élégance, sa spiritualité. Sir Colin Davis ferme les yeux, grimace, sourit… Un chef qui vit la musique c’est toujours agréable.

Souvenez-vous, Brahms nous vous l’avions déjà présenté.

 

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