Concerts : les immanquables du week-end à Paris

© John Gilchrist - Flickr

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Encore un week-end pluvieux. Encore du froid, de l’humidité, du gris, du terne, du morne…
Mais non ! Voilà de nouvelles occasions d’aller s’enfermer dans les salles de spectacle, avec des amis, un conjoint, une maîtresse, un inconnu, seul.

Alors si vous le souhaitez, vous pouvez faire la tournée des opéras qui font scandale actuellement à Paris. D’un côté, Carmen à Bastille dimanche à 14h30, à notre avis ça vaut le coup. Nous sommes sûrs que vous survivrez au fait que Carmen soit blonde. De l’autre Médée au Théâtre des Champs-Élysées ce soir à 19h30 et dimanche à 17h00. Si votre emploi du temps et votre portefeuille le permettent, vous avez l’occasion de faire les deux.

Mais nous avons sélectionné d’autres événements. Pour ce week-end, du classique, du grand répertoire, du conventionnel mais du beau.

Vous avez choisi de ne pas aller voir Médée ce soir ? On prend le métro pour aller en banlieue, direction Les Lilas et le Théâtre du Garde-Chasse. Mais pourquoi s’infliger ce déplacement ? Parce que l’Orchestre National d’Île-de-France, notre orchestre parisien préféré, y donne un concert sur le thème « le violon tzigane ». Au violon ? Nemanja Radulovic. Fougueux, brûlant, à l’aise dans Vivaldi, Paganini, Mendelssohn… prêt à remplacer à la dernière minute Maxim Vengerov dans le concerto de Beethoven avec le Philharmonique de Radio France à la Salle Pleyel, il n’y avait que lui pour personnifier le thème du violon tzigane. Au programme ? Beaucoup de choses mais surtout cinq Danses hongroises de Brahms et surtout, Carmen Fantaisie pour violon de Sarasate.

Pour se remettre de ce déplacement de l’autre côté du périphérique, le samedi soir, direction la Salle Pleyel. Le grand chef Valery Gergiev avec l’immense London Symphony Orchestra (le « LSO » pour les initiés) y donnent un concert avec au programme du Brahms, encore, et surtout une mise en avant des œuvres de Karol Szymanowski. Compositeur slave il naît en 1882 en Russie, aujourd’hui en Ukraine, passe une grande partie de sa vie en Pologne, et meurt à Lausanne en 1937. Ami de Rubinstein qui œuvrera beaucoup pour la défense de ses œuvres, Karol Szymanowski sera assez connu de son vivant. Voyageant beaucoup, fasciné par Wagner, puis Strauss, puis Stravinski, très attiré par Vienne, il a composé vingt Mazurkas qui rappellent un autre musicien polonais… Allez-y, Valery Gergiev est un excellent chef, à la puissance et la sensibilité russe, tout en élégance, à la tête d’un des meilleurs orchestres européens.

Pour dimanche, on est embêté. Deux spectacles retiennent notre attention mais les deux ont lieu à la même heure, à 11h00. D’un côté, au théâtre du Châtelet, Pierre et le loup de Prokofiev avec l’orchestre Colonne et en ouverture Les Hébrides de Mendelssohn, on en a parlé récemment. Irrésistible Pierre et le loup ! Génial conte musical, où les instruments représentent des personnages, où les mouvements et les situations sont mis en musique. L’histoire ? Pierre, petit garçon, vit avec son grand-père proche d’une forêt où vit un loup. Le loup finit par sortir du bois, et Pierre, aidé par les autres animaux, parvient à le capturer. Mais ce sont tous les petits détails qui vous régaleront (notamment le canard sur la mare…).
Et en même temps, avenue Montaigne, au Théâtre des Champs-Elysées, Paul Lewis vient jouer Schubert et nous avons adoré son enregistrement qui est sorti récemment, consacré au compositeur autrichien. Nous ne sommes pas très objectifs, nous adorons Schubert. Paul Lewis est un pianiste anglais que nous n’avons pas forcément aimé dans les sonates de Beethoven par exemple, mais que l’on apprécie pour sa douceur et son approche très intimiste des œuvres. Et là avec Schubert, c’est un duo gagnant.
On vous laisse faire votre choix.

Si entre-temps vous souhaitez faire une autre sortie culturelle, nous vous conseillons l’exposition Bohèmes au Grand Palais. Pourquoi on vous parle d’exposition ? Au fil des galeries où vous découvrirez l’histoire, les origines, l’imagerie des bohèmes, bohémiens, gitans… vous verrez toute l’influence qu’ils ont eu dans les arts et notamment dans la musique. L’opéra bien sûr, Carmen la Zingarella, Traviata et l’air des Zingarelles, et bien sûr La Bohème de Puccini mais également la musique avec Liszt qui a beaucoup théorisé sur la question, nous l’avons découvert.
Donc le coup de cœur du week-end vient à cette exposition !

Vous ne vous souvenez plus de ce qu’on nous avons dit sur Médée et Carmen ? C’est à lire ici.

 

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