Musique de la semaine : Richard Wagner et l’amour, Tristan und Isolde

 © SarahSphar - Flickr

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Louis vous présente aujourd’hui un compositeur dont nous n’avons encore quasiment jamais parlé, Richard Wagner.

Wagner est un fils de petits bourgeois allemands. Weber et Beethoven sont les compositeurs qui lui révèlent une passion pour la musique. Il compose son premier opéra, Les Fées, à 20 ans après des études de philosophie et d’esthétique. L’opéra est un échec, et Wagner connaît des années difficiles, au point de devoir fuir Riga où il réside pour Londres puis Paris. Inconnu, il arrive néanmoins à y faire la connaissance de Liszt et Berlioz. Il rentre ensuite en Allemagne, dans les années 1840, puis se rapproche des révolutionnaires, se réfugie chez Liszt à Weimar. Il doit désormais quitter l’Allemagne et se rend à Zurich. Il théorise à cette époque sur la musique, les conventions de l’opéra, le lien entre musique et opéra, créateur et public, l’humain et son destin. La Tétralogie voit le jour. Il tombe follement amoureux, et vit une séparation douloureuse. Le résultat artistique ? L’opéra Tristan und Isolde composé en 1857 sur un livret du compositeur lui-même.

Richard voyage, compose, et finit par pouvoir retourner en Allemagne. Il écrit sa biographie, bénéficie de la protection du Roi de Bavière Louis II et entame son grand projet : la construction à Bayreuth du Festpielhaus où se tient désormais le fameux festival de Bayreuth. La première édition a lieu en 1876 en présence de l’Empereur Guillaume Ier et d’une brochette de compositeurs plus célèbres les uns que les autres : Liszt bien sûr, Saint-Saëns, Tchaïkovski…

Gravement malade, Wagner meurt en 1883 à Venise où il séjourne avec sa famille.

Wagner est l’un des plus grands compositeurs du XIXème siècle, nous devons le reconnaître, alors que Louis n’est pas un grand adepte de la musique du maître de Bayreuth. Sa musique dégage une puissance incroyable et mêle à la fois romantisme, lyrisme, musicalité, force et douceur. Ses opéras ressemblent presque autant à une suite de symphonies qu’à une œuvre lyrique. Wagner déchaîne les passions, on l’adore ou on le déteste farouchement. Sa musique, sa philosophie, la fascination de Nietzsche et d’Hitler pour la musique et la personnalité de Wagner sont autant d’éléments qui provoquent le débat.

Dans Tristan und Isolde, nous avons souhaité sélectionner un air plus accessible que d’autres dans la musique de Wagner. L’opéra est évidemment inspiré de la légende de Tristan et Iseut d’après laquelle Wagner a écrit un poème, livret de l’opéra. Isolde doit épouser le vieux Roi Marke. Tristan va chercher la princesse qui refuse ce mariage. Elle veut tuer Tristan mais le poison est remplacé par un philtre d’amour. Du coup ils s’aiment d’un amour fou mais impossible. Le Roi Marke les surprend, blesse Tristan qui s’enfuit. Isolde le retrouve mourant, elle est désespérée et meurt juste après lui alors que Marke arrive, dévoré par le remord.

C’est l’air final que nous avons choisi. Très beau, très doux, représentatif de tout l’amour qu’Isolde porte à Tristan. Voyez la différence avec des airs de Verdi par exemple. Le compositeur italien est né la même année que son confrère allemand. L’air est intitulé « Liebestod » (la mort de l’amour) et désigne l’air final d’Isolde mais en fait ce titre est à la base celui du prélude de l’opéra.

Bayreuth, souvenez-vous on en avait déjà parlé. 

Wagner – Liebestod Scala 2007 Barenboin

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