Diapason d’Or 2012 : le palmarès

© Shaylor – Flickr

Hier, soirée spéciale, remise des « Diapason d’Or » de l’année 2012. Le palmarès ? Et bien on le commente bien sûr !

Bon alors commençons bien, et réjouissons-nous que l’un des nos chouchous ait été récompensé. Bertrand Chamayou s’est en effet vu décerner un Diapason d’Or dans la catégorie piano pour son opus « Les années de pèlerinage » de Liszt. Œuvre compliquée, majeure, à laquelle se frotte Bertrand Chamayou avec le talent qu’on lui connaît. Techniquement difficile, nécessitant une forte capacité d’interprétation, le jeune pianiste mérite effectivement ce prix tant il relève le défi avec brio. L’opus date d’octobre 2011, l’occasion de le remettre au goût du jour.

Autre réjouissance, dans la catégorie DVD Lyrique, « Lulu » de Berg, mise en scène par Olivier Py, un autre représentant du monde classique que Louis adore. Si nous adorons Olivier Py c’est parce qu’il se remet en question en permanence, qu’il ose ce que la plus grande majorité n’envisage même pas. Souvent très colorées, dérangeantes, parfois choquantes, ses mises en scène ne laissent jamais indifférent et déchaînent régulièrement les passions. Ici, encore une fois, sa participation à cette «  Lulu  » avec Patricia Petibon au Liceu de Barcelone, plaît beaucoup ou au contraire énerve terriblement. Nous on adore.

Enfin, dernier grand plaisir de Louis dans ces «  Diapason d’Or  » 2012, dans la catégorie « Jeune Talent » le pianiste anglais Benjamin Grosvenor, 20 ans à peine, pour un album Chopin / Liszt / Ravel. Fraîcheur pourrait être le qualificatif pour cet enregistrement. Simple, efficace, agréable, l’interprétation regroupe tout ce que l’on aime. Des œuvres parfois connues et reconnues, parfois massacrées par les plus grands (Lang Lang ou encore Khatia Buniatishvili) et ici offertes sur un plateau comme une coupe de champagne, pétillante.

Pour le reste du palmarès, pas grand chose de particulier. En catégorie musique de chambre, Hélène Grimaud (en duo avec Sol Gabetta) et Joshua Bell (en duo avec Jérémy Denk) remportent un prix, à notre avis plus de complaisance qu’autre chose. Les deux musiciens ont souvent tendance à tout jouer de la même manière, une certaine monotonie donc, mais qui trouve toujours son public.

John Eliot Gardiner et le Monteverdi Choir sont félicités dans la catégorie «  Musique baroque vocale  », incontournable pour cette catégorie et donc peu original, mais bon efficace.

Restons sur les bonnes surprises, c’est finalement l’essentiel, et redécouvrons avec plaisir, ces enregistrements qui nous ont marqué cette année. Retrouvez l’intégralité du palmarès sur le site de Diapason. 

Bertrand Chamayou, souvenez-vous, on vous en parle depuis longtemps.

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