Musique de la semaine : « Je crois entendre encore » extrait des Pêcheurs de Perles de Georges Bizet

© Dhammika Heenpella / Images of Sri Lanka – Flickr

Louis est d’humeur lyrique en ce moment. Pour la musique de la semaine, nous avons encore sélectionné pour vous un air d’opéra, parmi les plus beaux. Un homme qui chante son amour et le souvenir qu’il lui reste.

Les Pêcheurs de Perles. Un titre d’opéra un peu plus original que la moyenne. Et un livret qui fait également l’effort de situer l’opéra dans un décor et un contexte qui changent des appartements bourgeois ou des scènes de la Grèce ou Rome antique. Pourtant le livret est un peu bâclé, les librettistes ne croyaient pas trop en Bizet. Et c’est le compositeur qui fera de l’œuvre un petit bijou grâce à l’orchestration.

Il s’agit d’un opéra composé par notre star lyrique nationale Georges Bizet. Pourquoi star nationale ? Parce que grâce à lui, l’opéra le plus joué au monde est un opéra français, une histoire de cigarière, dans le Séville du XIXème siècle pour qui « l’amour est un oiseau rebelle » : Carmen.
Né à Paris en 1838, il entre au conservatoire à 10 ans et se fait remarquer par Gounod et Halévy. Il remporte à 18 ans le concours lancé par Offenbach pour l’ouverture des Bouffes Parisiens, et à 19 ans le premier prix de Rome…
Il remporte tout de suite un grand succès avec les Pêcheurs de Perles (contrairement à Carmen qui connaît des débuts difficiles). Créée en 1863 au Théâtre-Lyrique (actuel Théâtre de la Ville) alors que Bizet n’a que 25 ans, c’est un opéra qui selon Berlioz, compte « un nombre considérable de beaux morceaux expressifs pleins de feux et d’un riche coloris ».

L’histoire : sur l’île de Ceylan (Sri Lanka) on célèbre le début de la pêche des perles. Parmi les pêcheurs, le chef Zurga et son jeune et très fidèle ami Nadir. Les deux amis sont liés par un serment : renoncer à leur amour pour la belle Léïla. Sauf que, pas de chance, Léïla est la prêtresse qui vient veiller sur la pêche. Même voilée, le jeune Nadir la reconnaît notamment grâce à sa voix. Il la rejoint en cachette, mais les deux tourtereaux sont surpris et lorsque Zurga reconnaît à son tour Léïla, il les condamne à mort. Sauf que Léïla a sauvé la vie de Zurga de nombreuses années auparavant. Se souvenant de cela, Zurga décide d’aider les deux amants à s’enfuir et met le feu au village pour provoquer la confusion. Léïla et Nadir s’échappent, Zurga reste seul, son amour définitivement perdu, face à l’incendie de son village.

L’air sélectionné « Je crois entendre encore« , se situe au début de l’opéra lorsque Nadir reconnaît la belle Léïla même sous son voile. Il se souvient alors, et chante son amour, son trouble et sa mélancolie.
Superbe page du répertoire lyrique français, aux tonalités déchirantes.

« Je crois entendre encore,
Caché sous les palmiers,
Sa voix tendre et sonore
Comme un chant de ramiers ! »

Qui d’autre qu’une autre fierté nationale pour interpréter cet air… Nous avons choisi Roberto Alagna.

Bizet, nous en avions parlé à l’occasion de Carmen à l’opéra de Lyon avec la mise en scène d’Olivier Py.

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