Le Brussels Philharmonic un orchestre 2.0

© samsungtomorrow – Flickr

Le monde à l’heure du numérique. Vous ne croyez pas si bien dire.

Cette semaine a eu lieu une première mondiale dans le monde de la musique classique et non il ne s’agit pas de la création du dernier concerto de Pierre Boulez. Un orchestre, le Brussels Philarmonic, a créé l’événement en remplaçant ses bonnes vieilles partitions papiers par… une tablette Samsung, parce que oui, il y a une application pour ça. C’est une jeune entreprise belge NeoScores qui a développé un logiciel spécifique.

Avec ce nouveau joujou, le chef d’orchestre peut annoter la partition et ses inscriptions apparaissent simultanément sur l’ensemble des tablettes de l’orchestre. Le logiciel permet aux musiciens de tourner les pages sans risque de zoomer par erreur ou de tourner quatre pages au lieu d’une. La tablette reste également allumée le temps nécessaire.

Mise en scène mercredi, le lancement de cette opération a eu lieu à Bruxelles, à Flagey, lieu de résidence de l’orchestre. Les musiciens sont montés sur scène, ont jeté leurs partitions avant de déposer leurs tablettes sur les pupitres. Au programme : Wagner et Ravel. Les journalistes ont pu s’installer au cœur des musiciens pour observer cette innovation. Mercredi était une soirée test, l’orchestre devrait renouveler l’expérience encore deux fois avant d’en tirer un bilan pour peut-être une utilisation systématique.

Les musiciens sont partagés. Rendez-vous compte, ce sont des siècles de fonctionnement qui sont bousculés ! « Et la poésie dans tout ça«  pouvait-on lire comme réaction sur twitter. Il est évident que toute une génération de musiciens risquent d’être plutôt récalcitrants à cette innovation… La bonne vieille partition papier a encore de bons jours devant elle.

L’objectif est évident. Les partitions représentent une masse énorme à déplacer, il faut faire des copies, puis effacer les annotations à la main, une par une. Écologiquement c’est un bilan désastreux et financièrement c’est une grosse dépense. « Une organisation comme le Brussels Philharmonic avec ses plus de 100 concerts par saison pourrait économiser 25 000 euros en papier. Par an! » peut-on lire sur le site du Brussels Philharmonic.

L’orchestre n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà défrayé la chronique il y a quelques semaines en proposant ses enregistrements en téléchargement gratuit en tant que sonneries de téléphone portable. « Au lieu d’entendre des sons immondes, dont on ne savait pas que c’était du Mozart, on vous offre ici l’original avec orchestre. Vous êtes étonnés, vous allez sur Wikipédia, puis vous venez au concert » déclare le chef français Michel Tabachnik, directeur musical de l’orchestre.

Bravo au Brussels Philharmonic, ex-Orchestre de la Radio Flamande, pour cet avant-gardisme, ce souci d’innovation et de modernisation.

Bruxelles, Louis adore. Souvenez-vous, nous étions allés écouter Bertrand Chamayou et la Chambre Philharmonique au Palais des Beaux-Arts…

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