Concert : le Quatuor Navarra à l’auditorium du Louvre. Agaçant.

© StephenCarlile – Flickr

Ce matin Louis vous parle d’un événement passé, le concert de vendredi dernier à l’Auditorium du Louvre. Le Quatuor Navarra proposait un programme Mozart-Debussy plus une création de Michaël Levinas, commande du musée du Louvre.

Très belle programmation dans cette salle moderne. Et notamment en musique de chambre. D’excellents quatuors sont programmés : Artemis, Ébène… Et d’autres plus jeunes comme ce quatuor Navarra, fondé en 2002 et qui a déjà enregistré les pièces de Peteris Vasks et ce n’est pas rien quand on connaît la profondeur de ces œuvres. Et en plus, c’est leur premier concert en France ! Allez, on y va.

Nous Louis, ne connaissions pas cette salle. En arrivant, on découvre que le public et l’ambiance générale sont quasiment plus froids qu’à Pleyel ou au Théâtre des Champs-Élysées. Alors oui, dans le programme, la création mondiale de Michaël Levinas, attire forcément des amateurs de musique à la pointe du contemporain mais tout de même. On aurait pu croire que l’avantage d’une salle moderne, plus intime et à la programmation jeune permettrait de rompre avec le protocole glacial. Mais non. Mais bon, à la limite, peu importe.

Le concert démarre avec Mozart. Le quatuor n°6. Et là, quelques minutes suffisent à comprendre que le maître mot de ce concert sera : agaçant. Tout est surjoué, les musiciens ont décidé que pour bien jouer, il fallait gesticuler et faire sautiller sa mèche de cheveux au maximum. Mention spéciale au second violon, une charmante jeune femme qui a du finir par avoir la nausée.
Le premier mouvement est carrément manqué. Le premier violon ne porte pas suffisamment la mélodie. Second mouvement un peu mieux, les effets d’ensemble, les attaques sont plus pertinents. Pareil pour le troisième mais il y a toujours cet aspect stressant de par la tonne d’effets qui sont ajoutés.

Pour Levinas, le public a été prévenu qu’au lieu des deux mouvements prévus il n’y en aura qu’un, la pièce étant une création il s’agit pour le quatuor, nous citons, d’un « work in progress ». Soit. Et on comprend pourquoi. Le cliché de la musique contemporaine : lancinant, ennuyant, trop intellectualisé. Le compositeur dit être intrigué par les sirènes de voiture et on retrouve un peu cette idée dans le thème développé par le violoncelle et l’alto (les deux violons ont quitté la scène). On est de plus en plus agacé…

Enfin, le concert se termine par Debussy, le quatuor en sol mineur op10. Nous pourrions parler de l’interprétation mouvement par mouvement mais nous ferons plus simple en parlant globalement d’un jeu prétentieux et pourtant terne, d’une musique qui finit par ne même plus être belle. Nous avons préféré au bout d’un moment réfléchir à où aller manger après le concert plutôt que d’écouter ce qui était en train de se dérouler sur scène.

En rappel, la reprise du dernier mouvement de Mozart.

Bon, nous pensons qu’il n’y a pas grand chose à ajouter. Dommage.

Le dernier concert où nous sommes allés, pour continuer avec une critique plus positive, c’est à lire ici.

 

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