Musique de la semaine : sur un prélude de Bach

© gordontarpley – Flickr

Lundi, Louis, comme d’habitude, vous a sélectionné une petite musique, un air beau, simple, connu. Il s’agit du prélude de la suite pour violoncelle seul n°1 de Bach. Nous, Louis, aimons bien le violoncelle, un instrument noble et puissant.

Johann Sebastian Bach, né en Allemagne dans une famille de musicien il sera orphelin très jeune, puis il est élevé par son grand frère. Il épouse sa cousine qui lui donne sept enfants, puis, veuf, il épouse en secondes noces une chanteuse, qui elle lui donne… treize enfants. Il meurt aveugle.

C’est environ cent ans après sa mort, et grâce à Mendelssohn que les travaux de Bach trouvent une seconde jeunesse. Célèbre de son vivant, musicien officiel (il doit donner des cours de musique ce qui l’ennuie profondément) Bach est austère, strict, sans doute le plus cartésien et rigide des compositeurs. Sa musique relève presque de la logique mathématique. Et quelle beauté… S’il devait exister une formule d’arithmétique qui expliquerait le secret de la musique, Bach l’aurait trouvé. Monstre de travail, il a notamment composé des œuvres « pharaoniques » comme les Passions (Passion selon Saint-Mathieu, selon Saint-Jean) qui sont des œuvres lourdes, compliquées, et terriblement impressionnante. Il a réussi à faire le lien entre la musique du moyen-âge dépassée et l’avenir du monde musical occidental. Bach est à la base de beaucoup de choses dans la musique classique.

La composition de ces six suites pour violoncelle seul a lieu à une époque où règne encore en maître la viole de gambe. Et pourtant, quelle maturité dans ce prélude de la première suite, sans doute l’une des pièces les plus célèbres pour violoncelle. Une partition toute simple, une mélodie entêtante, céleste et profonde à la fois. C’est coloré, triste et joyeux à la fois. On est pénétré par la musique sans trop savoir pourquoi. On ne s’en lasse pas.

Avec la version de Rostropovitch, nous vous avons sélectionné la crème de la crème. Il s’agit sans doute du plus fameux violoncelliste du XXème siècle. Interpète russe, il a toute sa vie cherché à donner au violoncelle un répertoire aussi fourni et prestigieux qu’au violon. Défenseur de la liberté, en 1989, alors que le mur de Berlin commençait à tomber, il prit une chaise, s’assit au pied du mur et joua de cet instrument qu’il aimait tant.

Le violoncelle, Louis vous en avait déjà parlé, alors poursuivez la découverte de cet instrument

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