Une salle, des styles : l’Athénée Théâtre Louis Jouvet, entre théâtre et musique

© Louis Le Classique

Nous en avons parlé hier : lundi, nous, Louis, sommes allés à un concert à l’Athénée Théâtre Louis Jouvet. Ce matin on vous présente cette salle.

Nous ne connaissions pas cet endroit si ce n’est de nom. Alors quelle ne fut pas notre surprise en arrivant sur cette petite place, cachée entre l’Opéra Garnier et la place Vendôme, de découvrir une petite salle richement décorée, claire, moderne et en même temps ancrée dans la tradition, où l’Histoire est présente dans chaque moulure.

Le théâtre est construit à la fin du XIXème siècle, dans les années 1880. Il s’agissait de l’Eden Théâtre, lieu étrange, colossal, d’inspiration orientale et même hindou. Très vite, ce lieu finit par fermer ses portes.
En 1893, la désormais Comédie Parisienne est inaugurée. L’un des foyers de l’ex Eden Théâtre est devenu un vrai théâtre à l’italienne. Aujourd’hui, une fois dans la salle, levez les yeux, vous verrez sur la coupole les vestiges du passé de cabaret oriental de ce bâtiment.
A l’époque la façade principale du théâtre donne sur la rue. Mais en 1896, l’entrée est transférée sur le square de l’Opéra, et le lieu est désormais l’Athénée Théâtre comme nous le connaissons aujourd’hui, intime, discret et hors du temps.

Louis Jouvet, qu’on ne peut définir en un mot, comédien de talent, prend la direction de la salle en 1934 et jusqu’à sa mort en 1951. Le théâtre lui rend en hommage en portant son nom.
Dans les directeurs notables, soulignons la direction de Pierre Bergé qui, pour un euro symbolique, donne en 1982 la tutelle du théâtre à l’Etat qui devient donc un théâtre public.

On l’aura compris, l’Athénée Théâtre Louis Jouvet est un lieu de théâtre prestigieux. Mais la musique y a une place importante et notamment l’opéra, sûrement pour le rapport à la scène et la proximité artistique entre les deux disciplines.
Pour les concerts de musique, il en reste encore un dans la programmation, un récital de Guillaume Coppola mais nous ne sommes pas vraiment de ses admirateurs. Alors penchons nous plutôt sur les opéras.
Et on commence avec Offenbach. Ha, impossible pour nous de résister à ce compositeur « champagne ». Une soirée autour de deux courts opéras « bouffe », entre décembre et janvier. La direction musicale est assuré par un des chanteurs de la fameuse Grande Duchesse de Gérolstein qui avait été donné au Théâtre du Châtelet en 2004 et qui fait date.
On vous avoue avoir un peu plus peur avec Blanche Neige, opéra d’un compositeur né en 1968, Marius Félix Lange, d’après le conte des frères Grimm, mais juste parce qu’il faut choisir un spectacle que l’on aime moins. Par contre, on ira voir Ariadne auf Naxos de Richard Strauss et surtout, coup de cœur curiosité, le conte musical de Stravinski, Histoire d’un Soldat avec… Thomas Fersen ! La forme en elle-même, un conte musical, est intéressante, l’histoire passionnante, un soldat sidéré qui revient de la guerre, et alors si en plus, cet ovni musical et théâtral est servi par Thomas Fersen, on ne peut qu’avoir envie d’y aller.

Un écrin, une programmation qui intrigue. Entre tradition et modernité, l’Athénée Théâtre Louis Jouvet n’en finit pas de surprendre. Et de plaire.

Le concert de lundi, c’est à lire ici.

 

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One thought on “Une salle, des styles : l’Athénée Théâtre Louis Jouvet, entre théâtre et musique

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