Concert : Paavo Järvi, l’Orchestre de Paris et Rudolf Buchbinder à la Salle Pleyel pour servir Dvořák et desservir Beethoven

© JoshSemans – Flickr

Hier la Salle Pleyel accueillait à nouveau son orchestre en résidence, l’Orchestre de Paris, toujours avec le talentueux Paavo Järvi à sa tête et cette fois au piano, Rudolf Buchbinder. Au programme, pour l’orchestre Dvořák, et pour le pianiste le concerto n°3 de Beethoven.

On démarre avec les Variations Symphoniques d’Antonin Dvořák. Œuvre courte, colorée, une mise-en-bouche idéale !
Paavo Järvi est un chef d’orchestre qui sourit et prend plaisir pour ces variations symphoniques. Toute en élégance et subtilité puis un final électrique très bien mené par Paavo Järvi jovial, qui joue avec la partition. On se régale à voir le chef s’amuser autant.
De très belles couleurs musicales pour cette introduction au concert.

C’est ensuite le moment du fameux concerto de Beethoven. On l’aime ce concerto, alors on l’attend, impatiemment. Et c’est une déception…
Très lourd, le jeu du pianiste reste cloué au sol sans jamais devenir aérien avec des excès de manières par moments. L’orchestre est un peu trop académique ce qui ajoute à la lourdeur du piano. C’est au final un vrai manque d’audace. Troisième mouvement tout aussi décevant que le reste du morceau, Rudolf Buchbinder martèle le piano. Vraiment aucune clarté pour ce concerto de Beethoven.

En rappel, Soirée de Vienne op 56 de Johann Strauss, arrangement pour piano par Alfred Grünfled. Amusant, ça change de la traditionnelle Nocturne de Chopin. Le soliste peut bien marquer le temps dans cette partition. Rafraîchissement. Merci, bonsoir.

L’orchestre revient seul avec une symphonie de Dvořák, la n°8.
Premier mouvement assuré. L’orchestre reprend sa place et aucune l’espace.A la fois puissant et gracieux, Paavi Järvi ne rencontre aucune difficulté.
Le second mouvement est plus romantique mais les cuivres ne sont jamais loin, accompagnés par de grandes plaintes des violoncelles en mineur. Impeccable
Le troisième mouvement est beaucoup plus dansant ce qui n’est pas sans rappeler la Sérénade pour orchestre à cordes du même compositeur. La musique se porte elle même. Le chef l’accompagne avec discrétion et élégance, toujours en souriant.
Enfin, quatrième mouvement sans problème. Une belle vitalité dans l’exécution pour terminer ce concert.

Vous pouvez revoir le concert sur le site de Medici.tv.

Le concerto n°3 pour piano et orchestre de Beethoven, nous l’avions déjà écouté ce début de saison, et dans une version cette fois réussie avec Bertrand Chamayou et la Chambre Philharmonique.

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One thought on “Concert : Paavo Järvi, l’Orchestre de Paris et Rudolf Buchbinder à la Salle Pleyel pour servir Dvořák et desservir Beethoven

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