l’Opéra National de Paris (1/2) : l’Opéra Bastille

© r.Lou² – Flickr

Paris, Paris… On continue avec les salles mythiques de la capitale.

Aujourd’hui, l’incontournable Opéra National de Paris. Deux articles seront nécessaires, un pour chacune des salles de cette presigieuse institution. Démarrons aujourd’hui avec la plus moderne des deux, l’Opéra Bastille.

Place de la Bastille, haut lieu de toutes les révolutions et manifestations françaises depuis plusieurs siècles, s’élève depuis plus de vingt ans ce mastodonte. C‘est en 1982 que le tout fraîchement élu François Mitterrand, décide de la construction d’un nouvel opéra, « moderne et populaire ». Le Président de la République jugeait l’Opéra Garnier insuffisant et vieillissant. Un concours international est lancé et c’est un architecte uruguayen Carlos Ott, qui gagne le privilège de transformer une place historique de Paris.

Il était comme ça le Président de la République. Une pyramide au Louvre ? Ok on le fait. Un énorme temple lyrique moderne place de la Bastille ? C’est parti, je signe où ?

Avant les débuts de la construction, on trouvait à cet emplacement un vieux bâtiment, la gare de Paris-Bastille, ancienne gare de banlieue qui déservait une partie de l’Est francilien, devenu obsolète avec l’arrivée du RER A, le bâtiment servait de lieu d’exposition. On détruit, et on construit à la place un bâtiment aux dimensions pharaoniques, un peu moins d’une dizaine d’étages, une salle de 2700 places, des studios et autres salles de répétitions, des bureaux, loges… Quand on rentre dans les coulisses du bâtiment on a l’impression d’être dans un paquebot. La salle est presque futuriste avec ses balcons qui s’avancent dans les airs et ses couloirs très lumineux.

L’Opéra Bastille ouvre ses portes dans le cadre du bicentenaire de la Révolution en 1989. Très rapidement la salle fait face à des problèmes techniques et architecturaux, et de nombreux procès auront lieu. On critique aussi les allures froides et gigantesques du bâtiment qui défigurent la place…

Mais aujourd’hui l’Opéra Bastille offre à la capitale un lieu aux dimensions de son ambition culturelle et fait partie intégrante de la saison lyrique, théâtrale (la Comédie Française occupe une partie du bâtiment en attendant la fin des travaux du Palais Royal), et de danse, parisienne, française et internationale.

La saison prochaine, le très grand plateau de l’Opéra Bastille accueillera de nombreux classiques du répertoire lyrique : Les Noces de Figaro avec Luca Pisaroni et Camilla Tilling, Carmen avec Karine Deshayes et Ludovic Tézier (qu’on a pu appércier dans La Bohème à Orange, nous vous en avions parlé), Tosca, la Cenerentola, les Contes d’Offmann… On pourrait faire la liste exhaustive, tout donne envie.

Incontournable : La fille du régiment de Donizetti, excellent compositeur italien, accessible, lyrique au sens propre et figuré, sensible et complet, avec une distribution exceptionnelle dont Felicity Lott (nous vous en avons aussi parlé), Nathalie Dessay et celui qui a brillé de mille feux dans cet opéra tant il maîtrise les difficultés vocales des airs tels que « Pour mon âme » et tant le rôle lui va bien : Juan Diego Florez. En octobre à Bastille, vivement l’automne.

N’hésitez pas à relire les autres descriptions de salles dont la Salle Gaveau !

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4 thoughts on “l’Opéra National de Paris (1/2) : l’Opéra Bastille

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