Le Théâtre des Champs-Elysées : temple musical de béton

© L’imaGiraphe – Flickr

 

Louis revient, plus en forme que jamais, et pour célébrer ensemble le week-end qui arrive, reprenons le cycle de présentations des salles parisiennes avec aujourd’hui, le Théâtre des Champs-Elysées.

Situé avenue Montaigne, proche du Grand Palais, du Pont de l’Alma, du Plaza Athénée… le Théâtre des Champs-Elysées (TCE pour les initiés) bénificie de l’emplacement le plus chic des salles de concerts classiques parisiennes.

C’est aussi l’une des plus récentes. Construites au début du XXème siècle, cette salle est entièrement faite en béton. L’idée était de montrer, à l’heure de la révolution industrielle, que le béton pouvait servir des causes plus élégantes que les routes et ponts et d’en faire ainsi un matériau plus noble. Mission réussie ! La salle est délicate et on est envouté dès l’extérieur par les fresques de marbre blanc avant de rentrer dans l’élégant hall, à la géométrie simple et aux décors art déco.

La salle en elle-même est également pleine de charme, très bien pensée. Le plafond est surprenant de beauté. L’acoustique peut déranger au début mais uniquement parce que l’oreille n’est pas habituée. On se laisse ensuite très vite envouter par les couleurs de cette scène.

Propriété de la Caisse des Dépôts et Consignations, la salle accueille en résidence l’Orchestre National de France.

Pour l’anecdote, c’est dans cette salle qu’a eu lieu la première du Sacre de Printemps de Stravinsky (oeuvre que nous avons évoqué en parlant de Fantasia). La chorégraphie de Nijinsky et la rythmique de Stravinsky auraient provoqué rires et scandale. La veille, à la générale, Claude Debussy et Maurice Ravel sont venus en personne écouter l’oeuvre de leur confrère.

Vous l’aurez compris, le Théâtre des Champs-Elysées ne manque pas de charme mais ne vous y trompez pas. Il règne dans la salle, son hall et son foyer, une ambiance un peu froide les soirs de concerts. Le public est le même qu’à la Salle Pleyel mais alors que cette dernière fait de gros efforts d’ouverture, le « TCE » reste un temple de classicisme, et d’excellence certes, mais légèrement rigide.

La programmation n’en est pas moins affolante : opéras de Purcell à Dusapin en passant par Mozart, récitals de Patrizia Ciofi, Joseph Calleja, Nikolaï Lugansky, le Philharmonique de Vienne, la Staatskapelle de Dresde… S’il fallait décerner un « coup de coeur » il irait au concert de l’Orhcestre National de France avec le brillant et jeune David Afkham, accompagné de Till Fellner, excellent pianiste, dans un programme tout en lyrisme.

A relire également, la présentation de la Salle Pleyel.

Publicités

4 thoughts on “Le Théâtre des Champs-Elysées : temple musical de béton

  1. Ping : La Salle Gaveau : musique, discrétion et prestige « louisleclassique

  2. Ping : Concert : Andrei Korobeinikov au Théâtre des Champs-Elysées « louisleclassique

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s